Le mariage fête ses 5 ans. Nos droits sont ils en marche?

Il y a 5 ans la loi Taubira a permis à des milliers de familles de pouvoir être reconnues en terme de vie commune à l’égal des couples hétérosexuels.

Sans égalité pas de démocratie.

Le mariage pour tous restera une victoire et un marqueur historique mais il n’est ni une finalité, ni le symbole de la fin de la lutte pour nos droits. Car depuis 5 ans où en est-on?

En France malgré des discours volontaires de façade, les droits n’ont pas avancé sur de nombreux points comme la reconnaissance rapide de la filiation, la santé, le droit des Trans. E. Macron avait assuré que la lutte contre la discrimination serait une priorité nationale, que les incivilités ne seraient plus tolérées, d’être « intraitable » contre la haine des LGBTQI! C’est un échec patent! Comme le montre à nouveau le rapport 2018 de SOS homophobie les actes LGBTQIphobes (Lesbienne, Gay, Bi, Trans, Queer et Intersexe) et discriminations ont encore progressé que ce soit au national ou sur le territoire de notre ville où, malgré les polémiques sur les chiffres recensés, il y a bien une augmentation qui, de plus, ne tient pas compte du registre des plaintes.

Les forces réactionnaires, les soit-disant « humiliés », qui hier luttaient contre l’égalité des droits n’ont pas perdu de leur pouvoir de nuisance, kidnappant entre autre les débats sur les États Généraux de la Bioéthique et empêchant les associations LGBTQI+ de se faire entendre sur les sujets de la santé et de la PMA pour toutes.
Face à cela nous ne pouvons pas rester silencieux et il faut que le politique agisse avec fermeté.

A quand le courage politique ?

Dans le monde, la situation est de plus en plus inquiétante avec des attaques contre les droits LGBTQI des États-Unis à la Russie en passant par la Turquie. Dans de nombreux pays les attaques, discriminations, condamnations des personnes LGBT continuent et même s’aggravent, beaucoup sont dans l’obligation de fuir leur pays afin de pouvoir survivre et le niveau d’accueil dans l’union européenne au regard du droit des demandeurs d’asile n’est souvent pas à la hauteur.
Il faut saluer le travail des associations qui inlassablement travaillent pour que ces personnes ne se résument pas à des dossiers ou des données statistiques.

Notre solidarité l’emportera !

Les revendications LGBTQI n’ont pas à connaître de pause. Nos droits et nos personnes ne sont pas de simples variables électorales. Combien d’attente encore pour que le droit des Trans, la PMA pour toutes les femmes et l’ouverture de la GPA ne deviennent réellement une priorité?
Parce que 5 ans sans la moindre avancée notable, ne sont pas acceptables : Marchons pour nos droits !

Marchons pour celles et ceux qui ne le peuvent pas !

* Procédure Médicalement Assistée
** Gestation Par Autrui

Thématique des 35 revendications: 1 – Couples / Conjugalités 2 – Education / Ecoles 3 – Familles / Parentalités 4 – Violences / Discriminations 5 – Personnes Trans 6 – Emploi / Travail 7 – Santé LGBT+ 8 – Questions internationales

Les marraines

Depuis 2010, la famille Pullen-Sansfaçon s’implique de différentes manières au Québec afin de rendre la société plus juste et accueillante pour les enfants transgenres. Olie est une jeune militante qui a offert de nombreux témoignages tant au public qu’aux élus politiques afin de sensibiliser la population à cette cause qui lui tient à cœur. En 2014, elle faisait la couverture d’un magazine canadien d’affaire courante et est apparue à de nombreuses occasions dans les médias. Son travail pour l’avancement des droits des enfants transgenres au Québec a été reconnu par plusieurs instances. Elle a été coprésidente d’honneur pour Fierté Montréal en 2016. Annie est Professeure à l’École de travail social de L’Université de Montréal et est cofondatrice de l’Organisme Enfants transgenres Canada, le seul organisme formel et enregistré travaillant à la cause au Pays. À travers ses travaux de recherche, elle mobilise les connaissances sur les enfants trans et leurs familles afin d’informer la population et les instances publiques québécoises. Elle est coauteure du livre Supporting transgender and gender creative youth : Schools, Families and Communities in Action (2014, éditions Peter Lang) qui vient d’être réédité en 2018. Olie et Annie ont remporté le prix Droit et liberté en 2016 pour leur travail soutenu envers la cause. Alex est le petit frère d’Olie et Daniel son papa. Si leur implication dans la cause des enfants transgenres au Québec a été moins visible sur la scène publique, ils ont tout de même soutenu les efforts d’Olie et Annie, et ont constamment été présent avec leur amour et soutien envers les enfants transgenres. La famille est un des piliers les plus importants pour le bien-être des jeunes trans. La famille Pullen Sansfaçon a su le démontrer par actions sociales, leur persévérance, et leur amour.